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(Mise en garde : ce n’est qu’un article qui a pour but d’informer, fait de connaissances personnelles, mais qui se défend d’énoncer LA vérité…)
Le « carbone », c'est-à-dire les matériaux composites formés de l’assemblage de fibres de carbone (tissées) et de résine (comme une sorte de colle, qui donne forme au produit), est de plus en plus répandu, dans une spirale entre progrès et phénomène de mode.
Vous ne voyez pas comme un problème alors qu’on ne fait que commencer ?? Enfin le problème n’est pas bien grave : on dit aussi « j’ai un alu » et tout le monde sait que des alus, il y en a des tonnes ! Le Carbone c’est pareil, du « Act On CX4 » de Gir’s au « OCLV BORON » de TRECK, en passant par les gammes « HR » (Hight Résistance), « HM » (Hight Module) et « VHM » (Very Hight Module) de LOOK, les gammes peuvent proposer des produits tout à fait différents en terme de comportement et d’utilisations spécifiques.
Les fibres carbone, qui peuvent être tissées de manière très variées en fonction des pièces destinées (qui explique que parfois un cadre monobloc est pas forcément le meilleur choix), apportent la propriété d’élasticité : en traction, elles ne bougent pas, c'est-à-dire elles reviennent très rapidement à leur position initiale, donnant une sensation de coup de fouet. Le problème, c’est que ces fibres, en imaginant qu’elles soient unidirectionnelles (forme de tissage), sont très solides en traction, mais beaucoup moins en pression… Ce qui fait que le carbone est cassant : un alu se plie mais ne revient pas à sa forme initiale, un carbone ne bouge pas, ou bien casse…
C’est là qu’intervient la résine (moins de 50 % du composite tout de même). Durcissant à la chaleur, elle permet au composite de prendre la forme voulue. C’est « à cause » d’elle qu’un carbone est de plus en plus rigide, mais aussi, du coup, de plus en plus cassant dans le temps… C’est aussi elle qui fera la qualité de résistance en pression du composite.
Enfin en réalité c’est encore plus compliqué, puisque le choix de résine et de sa préparation (chaleur, etc.) peut faire varier ses propriétés, et la forme de tissage des fibres carbone donne au composite des propriétés variées en pression et traction notamment… mais on va essayer de faire relativement court et simple !
En tout cas une chose est sûre, c’est que le point fort du composite formé est sa rigidité… Pour ce qui est de l’usure, une fois que votre roue perd de son rendement vous le savez : elle casse ! Pour ce qui est de l’alu, vous ne sentirez pas forcément la baisse, mais vous pourrez continuer à vous servir de votre paire de roues (cf. article sur l’usure des roues)… Tout dépend ce que l’on recherche !
Plus précisément, la grosse différence de ce matériau est sa qualité en traction… et sa faiblesse en pression !
En pression, nous avons par exemple le freinage, qui provoque parfois des déformations de jante (couplé avec une augmentation de la température de la jante), ce qui donne d’ailleurs un avantage pour les jantes carbone qui ont une couche de protection (mais je ne m’aventure pas plus loin, car même si j’ai mon idée elle est trop peu référencée…).
Pourtant, la roue (enfin la jante) travaille en traction quand on accélère par exemple (je simplifie énormément mais bon… C’est dur d’être assez court et simple sans faire de raccourcis… et je ne suis pas payé pour !!!! J). C’est là que le rayonnage peut jouer énormément sur la longévité de la jante en composite : un rayonnage radial sur une jante qui serait tissée avec des fibres unidirectionnelles serait une catastrophe… Le moindre petit défaut de la route et c’est un choc qui vient directement presser le composite, puisque le rayon est droit…
Autre avantage, et qui est encore plus important pour une jante (cf. article sur l’inertie), c’est son poids !!! Je ne reviens pas sur cet avantage puisqu’il est traité dans un autre article… Si ce n’est sur un point : le choix d’une jante carbone à pneu ne se fait pas sur un critère de rendement… mais je comprends très bien que l’esthétique fasse pencher la balance ! Le problème c’est qu’un pneu nécessite des “accroches” sur la jante alors que le boyau permet une jante plus “régulière”. L’appui important que nécessite le pneu fragilise les flancs, et les technologies nécessaires (très contraignantes, avec des pressions mini, etc.) rendent la jante moins légère, enlevant un de principaux avantages pour ce qui est de la jante…
Alors maintenant, de quel carbone est fait chaque jante ???? Secrets professionnels et savoirs faire variés, avec chaque année de nouvelles marques (pas forcément synonymes de nouvelles jantes ou de nouveaux carbone, parfois le constructeur est le même…), ne sont pas là pour nous aider...
Mais plus subtil… Une question, dénuée de tout secret professionnel qui pourrait être posée aux constructeurs : comment se fait-il qu’il n’existe pas de jantes carbone AV et AR distinctes (en vente détaillée par exemple), alors que les rayonnages (et donc les forces de traction, de pression et de flexion sur la jante) sont différents ? Le tissage et l’assemblage ne devraient-il pas être différent ??? Comment sont sélectionnés les assemblages alors ???
Le carbone : comme toute innovation technologique, il y a un intérêt certain… qui provoque ensuite un intérêt marketing, qui oublie parfois alors les intérêts technologiques… mais il ne faut pas leur jeter la pierre : les premiers fautifs, n’est-ce pas nous ???? A nous d’exiger le meilleur et on nous le donnera, car le travail de pointe ne se fait pas sans passion, et la passion ne demande qu’à être écoutée…
En espérant avoir en partie éclairé votre lanterne,
Administrateur
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